Manipulteur / Pervers Narcissique

Comment les reconnaitre ? Comment s'en protèger ? Comment s'en relever ?
 
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 L'enfant du pervers

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MessageSujet: L'enfant du pervers   Ven 27 Nov - 17:19

Extrait du livre : "pour en finir avec les tyrans et les pervers dans la famille", d' Yvonne Poncet-Bonissol.

Une famille formidable

Toute la difficulté pour l’enfant confronté à un parent pervers narcissique réside dans un paradoxe : sa souffrance est d’autant plus gigantesque que tous les signes extérieurs de son développement, ainsi que ceux relatifs à son milieu familial, non seulement ne laissent transparaître aucune faille, aucune souffrance, mais renverraient même l’image d’une famille quasi parfaite, dans laquelle l’enfant se développe et grandit dans l’harmonie sans jamais poser de problème.
Par conséquent, cet enfant n’a aucun moyen direct de crier son malaise, aucune accroche possible dans cette illusion d’harmonie et cette réalité factice, aucune place pour une quelconque révolte : le piège est bien ficelé, l’image renvoyée est lisse, socialement correcte. C’est un peu comme avoir un revolver braqué dans le dos et être obligé de faire bonne figure pour ne pas que celui qui le pointe tire. Ne surtout pas attirer l’attention sur la face cachée de la réalité.

Seul au monde

« le sentiment dominant, de loin, chez cet enfant, est celui d’un isolement profond et d’une immense solitude », précise Catherine Salobir, psychologue clinicienne. D’abord parce qu’il n’existe entre son parent pervers narcissique et lui aucune transmission, quelle qu’elle soit. Rien ne lui est dit, rien ne lui est jamais raconté, ou alors, bien « enrobé » et « lissé ». Il prendra conscience, au fil des années, qu’il y a des trous dans son histoire, parce qu’il n’y a jamais eu de véritable récit à ce sujet. Les bribes d’information que l’enfant finira par obtenir ne seront que celles qu’il aura pu glaner de ci de là, au fil des conversations dont il aura été le témoin avec certains proches de la famille, ou de recoupements que lui seul sera parvenu à établir. Le pervers narcissique ne se dévoile pas, il ne livre rien. Ainsi, tant sur le plan de son histoire personnelle que sur celui des connaissances générales, l’enfant comprend très tôt qu’il doit tout découvrir et apprendre par lui-même. Il sait qu’il devra grandir seul, ce qu’il aura beaucoup de mal à pardonner.
L’enfant a par conséquent du mal à se situer dans son histoire, à trouver sa place, comme si le lien de la filiation n’existait finalement que sur les registres d’état civil. C’est là encore un paradoxe : son parent est bien vivant, mais en réalité, l’enfant se sent orphelin, à ceci près qu’il n’a aucune chance d’être adopté, ce à quoi il pense d’ailleurs parfois car cela signifierait enfin avoir un parent, c'est-à-dire quelqu’un qui sait que l’essentiel est dans le don et l’échange, quelqu’un qui « sait vivre ».
Le pervers narcissique vit avec son enfant, mais séparément ; ils ne partagent rien. Sécheresse absolue. Un gouffre infini les sépare. Le parent ne sait pas ouvrir les portes de son cœur, symboliquement tenir chaud et envelopper. C’est un langage qu’il ignore complètement et dont il ne veut rien entendre, préférant se réfugier dans une intellectualisation quasi systématique des évènements de la vie, qui lui permet habilement, (car il s’agit en général d’un être brillant), de ne pas aborder les sujets sensibles tout en jouissant d’un pouvoir de fascination sur son entourage, qui se laisse, hélas, berner.
De cette mascarade, l’enfant est témoin, mais il a appris à dissimuler sa nausée et son chagrin. Sa plaie est à l’intérieur, comme sa solitude. Que son parent soit donc rassuré, pour l’heure tout semble – désespérément – normal.
Le pervers narcissique ne présente son enfant aux autres qu’à travers son propre narcissisme, ce qui le valorise aussi. De fait, l’extérieur ne perçoit cet enfant qu’à travers la description qu’il lui en fait, et le méconnaît. Une fois encore, nous sommes dans le domaine de l’image, de l’apparence. L’enfant expérimente la solitude qu’il y a à ne pas être reconnu et compris, à peaufiner l’image du foyer parfait, comme un accessoire dernier cri qu’il est de bon ton d’afficher.
Il arrive néanmoins que certaines personnes proches de l’entourage familial parviennent à saisir quelque chose de cet enfant : capables d’une réelle écoute et de se faire leur propre idée sur lui, sans être influencés par le discours ambiant des parents, ils établissent avec lui une relation sincère et vraie, simplement parce qu’ils le regardent, lui.
Cette situation nouvelle procure à l’enfant un profond bien-être, même si, dans le même temps, cela ne fait qu’intensifier sa souffrance de réaliser que ses proches sont incapables de saisir au quotidien ce que d’autres, plus éloignés et plus anonymes, ont su percevoir.
Un dernier aspect du sentiment d’isolement est directement lié à l’autre parent, le conjoint sur lequel le pervers narcissique exerce une emprise considérable, pris dans une relation de soumission, avalé par celui qui organise et centre chaque instant de la vie autour de lui, devant abandonner presque totalement son rôle de parent pour se dévouer exclusivement à celui d’époux ou d’épouse. L’enfant est doublement orphelin de ses parents : il réalise l’impensable, il lui faut faire son deuil et surmonter l’anachronisme qu’il y a à vivre avec ceux qui sont déjà morts, qu’il doit déjà « enterrer ».

Qui suis-je ?

L’affirmation de soi est également très délicate pour l’enfant : n’ayant pas de place réelle, il a beaucoup de mal à se manifester autrement qu’à travers ce qu’il a compris de ce qu’il devait être. Il ne réclame jamais grand-chose, n’est quasiment jamais demandeur. Il sait qu’il doit se glisser dans le costume tristement étroit qu’on a confectionné pour lui, sinon il deviendra un étranger. Il n’y a pas d’espace pour la contestation, qui serait immédiatement étouffée et violemment réprimée. L’enfant perçoit très tôt, dans ce simulacre d’équilibre, l’intolérance de son parent à toute forme de différence, à tout ce qui ne lui ressemble pas. La singularité est taboue.
La discrète mais réelle dictature ambiante ne laisse évidemment pas de place à la discussion, à l’échange de points de vue différents, puisque rien ne doit risquer de menacer l’ordre établi et le sentiment de toute puissance que le pervers narcissique défend envers et contre tout. L’enfant sait que c’est ailleurs qu’il pourra vivre libre, qu’il doit pour l’instant se taire s’il ne veut pas être rejeté ou risquer de confronter son parent à son propre néant. Il ne s’oppose pas de front au pervers narcissique, il se réfugie souvent dans le silence, ce qui lui vaut alors d’être défini comme un enfant sage et bien élevé, un enfant modèle qui vient redorer bien malgré lui le blason du narcissisme du parent, qui, incapable de la moindre empathie, à aucun moment ne réalise l’artificiel de cette attitude.
Ce silence imposé verrouille chez l’enfant toute verbalisation des sentiments et des affects. La parole avec le pervers narcissique ne s’articule qu’autour de discussions où les émotions ne transparaissent jamais parce qu’elles sont dangereuses pour lui, risqueraient de l’affaiblir, de le rendre vulnérable et de lui faire perdre son pouvoir. Son discours, souvent empreint d’une culture à vertu protectrice, est toujours sérieux ». Sa parole, sa pensée, doit occuper tout l’espace, tant celui des autres que celui de leurs émotions. Ici, on ne s’épanche pas, on raisonne. Ici, on ne vit pas, on est mort.

Une île au milieu des gens

Le fardeau que supporte l’enfant du pervers narcissique a un impact sur ses relations avec le monde extérieur.
Sur le plan relationnel, l’enfant dans sa famille témoigne d’une raideur forte vis-à-vis du contact physique. Les rares étreintes avec le parent ne sont pas chaleureuses, comme si l’enfant se préservait de manière inconsciente, d’une dangereuse contamination. Au quotidien, ce contact physique se réduit au strict minimum, comme s’il fallait mettre le plus de distance entre la vie et la mort. Il faut dire que le parent narcissique n’est pas lui non plus enclin au contact physique.
Sur le plan social, il ne sera pas facile à l’enfant de nouer des contacts avec les autres. D’avoir vécu auprès d’un parent intolérant à toute différence, systématiquement dans le jugement et préoccupé par l’apparence lui aura rendu difficile toute spontanéité et toute intégration dans un groupe : du temps lui sera nécessaire.

L’enfant du pervers narcissique, qui a appris à survivre à la tragédie des faux-semblants, a toujours eu en lui la connaissance intuitive et très précoce qu’il échapperait au piège de son parent et qu’il trouverait, dehors, la terre qu’il devait conquérir pour vivre libre (sauf si les manipulations font apparaître le monde extérieur comme dangereux, auquel cas il sera pris dans un filet de contradictions inconscientes plutôt paralysant).
Plus âgé, il « sait » qu’il est un rescapé, qu’il est passé à côté de ce qui aurait pu l’enterrer vivant, le rendre taciturne ou pire. C’est pourquoi il a parfois la rage de vivre chevillée à l’âme, la rage d’exister, de dire, de se dire, et surtout de partager, de transmettre. Dans ce duel ultra sophistiqué, le pervers narcissique n’est pas parvenu à mettre la voix de son enfant en échec, ni sa richesse, ni sa chaleur.
L’immense solitude dans laquelle il l’aura fait vivre pendant des années aura fait naître un sentiment de force et d’indépendance, même s’il met du temps à se révéler. Il a grandi seul, est devenu fort et avide de liberté, lui qui a connu la prison. Il saura jouir de la vie d’une manière qui déplaira certainement à son parent, confronté à son propre vide et à son affligeante inconsistance. Tel est le destin d’un enfant parvenu à faire de sa souffrance l’œuvre d’art de sa vie.
Cependant, les enfants n’ont pas tous, face au drame d’avoir un parent pervers narcissique, ce potentiel de lutte et de survie. Pour la majorité d’entre eux, certains symptomes empreints de souffrance s’expriment très tôt : agressivité, terreurs nocturnes, troubles alimentaires, psychosomatisations, allergies… Toutes ces manifestations expriment une soif d’être aimé, regardé et entendu. Tyrannique, coléreux, agressif… Non, il n’est pas caractériel. Mais en révolte.
Dans la constellation familiale du pervers narcissique, on constate que l’enfant est très tôt désigné comme l’héritier du parent pervers. C’est celui qui, généralement, est le préféré de ce dernier, comme s’il avait reconnu d’emblée celui qui serait digne de lui « succéder ». Alors peu à peu, une toile d’araignée perverse se tisse.
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MessageSujet: Re: L'enfant du pervers   Ven 4 Déc - 9:05

Admin a écrit:
Extrait du livre : "pour en finir avec les tyrans et les pervers dans la famille", d' Yvonne Poncet-Bonissol.

Une famille formidable.en fait depuis que je suis en analyse ,j'ai découvert que 1:l'homme qui m'a quittée est un pervers narcissique et que 2 :mon père aussi....

Toute la difficulté pour l’enfant confronté à un parent pervers narcissique réside dans un paradoxe : sa souffrance est d’autant plus gigantesque que tous les signes extérieurs de son développement, ainsi que ceux relatifs à son milieu familial, non seulement ne laissent transparaître aucune faille, aucune souffrance, mais renverraient même l’image d’une famille quasi parfaite, dans laquelle l’enfant se développe et grandit dans l’harmonie sans jamais poser de problème.oui tout à fait,une famille calme heureuse ,unie ,lisse ,sans défauts
Par conséquent, cet enfant n’a aucun moyen direct de crier son malaise, aucune accroche possible dans cette illusion d’harmonie et cette réalité factice, aucune place pour une quelconque révolte : le piège est bien ficelé, l’image renvoyée est lisse, socialement correcte. C’est un peu comme avoir un revolver braqué dans le dos et être obligé de faire bonne figure pour ne pas que celui qui le pointe tire. Ne surtout pas attirer l’attention sur la face cachée de la réalité.j'étais ce que l'on appelle une enfant surdouée ,j'ai sauté des classes,je n'ai jamais été punie ou collée ....

Seul au monde

« le sentiment dominant, de loin, chez cet enfant, est celui d’un isolement profond et d’une immense solitude », précise Catherine Salobir, psychologue clinicienne. D’abord parce qu’il n’existe entre son parent pervers narcissique et lui aucune transmission, quelle qu’elle soit. Rien ne lui est dit, rien ne lui est jamais raconté, ou alors, bien « enrobé » et « lissé ». Il prendra conscience, au fil des années, qu’il y a des trous dans son histoire, parce qu’il n’y a jamais eu de véritable récit à ce sujet. Les bribes d’information que l’enfant finira par obtenir ne seront que celles qu’il aura pu glaner de ci de là, au fil des conversations dont il aura été le témoin avec certains proches de la famille, ou de recoupements que lui seul sera parvenu à établir. Le pervers narcissique ne se dévoile pas, il ne livre rien. Ainsi, tant sur le plan de son histoire personnelle que sur celui des connaissances générales, l’enfant comprend très tôt qu’il doit tout découvrir et apprendre par lui-même. Il sait qu’il devra grandir seul, ce qu’il aura beaucoup de mal à pardonner.j'ai été élévée de maniere à me retrouver toujours totalement seule ,même avec mes parents ,je me sentais tres tres seule
L’enfant a par conséquent du mal à se situer dans son histoire, à trouver sa place, comme si le lien de la filiation n’existait finalement que sur les registres d’état civil. C’est là encore un paradoxe : son parent est bien vivant, mais en réalité, l’enfant se sent orphelin, à ceci près qu’il n’a aucune chance d’être adopté, ce à quoi il pense d’ailleurs parfois car cela signifierait enfin avoir un parent, c'est-à-dire quelqu’un qui sait que l’essentiel est dans le don et l’échange, quelqu’un qui « sait vivre ».
Le pervers narcissique vit avec son enfant, mais séparément ; ils ne partagent rien. Sécheresse absolue. Un gouffre infini les sépare. Le parent ne sait pas ouvrir les portes de son cœur, symboliquement tenir chaud et envelopper. C’est un langage qu’il ignore complètement et dont il ne veut rien entendre, préférant se réfugier dans une intellectualisation quasi systématique des évènements de la vie, qui lui permet habilement, (car il s’agit en général d’un être brillant), de ne pas aborder les sujets sensibles tout en jouissant d’un pouvoir de fascination sur son entourage, qui se laisse, hélas, berner.
De cette mascarade, l’enfant est témoin, mais il a appris à dissimuler sa nausée et son chagrin. Sa plaie est à l’intérieur, comme sa solitude. Que son parent soit donc rassuré, pour l’heure tout semble – désespérément – normal.
Le pervers narcissique ne présente son enfant aux autres qu’à travers son propre narcissisme, ce qui le valorise aussi. De fait, l’extérieur ne perçoit cet enfant qu’à travers la description qu’il lui en fait, et le méconnaît. Une fois encore, nous sommes dans le domaine de l’image, de l’apparence. L’enfant expérimente la solitude qu’il y a à ne pas être reconnu et compris, à peaufiner l’image du foyer parfait, comme un accessoire dernier cri qu’il est de bon ton d’afficher.
Il arrive néanmoins que certaines personnes proches de l’entourage familial parviennent à saisir quelque chose de cet enfant : capables d’une réelle écoute et de se faire leur propre idée sur lui, sans être influencés par le discours ambiant des parents, ils établissent avec lui une relation sincère et vraie, simplement parce qu’ils le regardent, lui.
Cette situation nouvelle procure à l’enfant un profond bien-être, même si, dans le même temps, cela ne fait qu’intensifier sa souffrance de réaliser que ses proches sont incapables de saisir au quotidien ce que d’autres, plus éloignés et plus anonymes, ont su percevoir.
Un dernier aspect du sentiment d’isolement est directement lié à l’autre parent, le conjoint sur lequel le pervers narcissique exerce une emprise considérable, pris dans une relation de soumission, avalé par celui qui organise et centre chaque instant de la vie autour de lui, devant abandonner presque totalement son rôle de parent pour se dévouer exclusivement à celui d’époux ou d’épouse. L’enfant est doublement orphelin de ses parents : il réalise l’impensable, il lui faut faire son deuil et surmonter l’anachronisme qu’il y a à vivre avec ceux qui sont déjà morts, qu’il doit déjà « enterrer ».

Qui suis-je ?

L’affirmation de soi est également très délicate pour l’enfant : n’ayant pas de place réelle, il a beaucoup de mal à se manifester autrement qu’à travers ce qu’il a compris de ce qu’il devait être. Il ne réclame jamais grand-chose, n’est quasiment jamais demandeur. Il sait qu’il doit se glisser dans le costume tristement étroit qu’on a confectionné pour lui, sinon il deviendra un étranger. Il n’y a pas d’espace pour la contestation, qui serait immédiatement étouffée et violemment réprimée. L’enfant perçoit très tôt, dans ce simulacre d’équilibre, l’intolérance de son parent à toute forme de différence, à tout ce qui ne lui ressemble pas. La singularité est taboue.
La discrète mais réelle dictature ambiante ne laisse évidemment pas de place à la discussion, à l’échange de points de vue différents, puisque rien ne doit risquer de menacer l’ordre établi et le sentiment de toute puissance que le pervers narcissique défend envers et contre tout. L’enfant sait que c’est ailleurs qu’il pourra vivre libre, qu’il doit pour l’instant se taire s’il ne veut pas être rejeté ou risquer de confronter son parent à son propre néant. Il ne s’oppose pas de front au pervers narcissique, il se réfugie souvent dans le silence, ce qui lui vaut alors d’être défini comme un enfant sage et bien élevé, un enfant modèle qui vient redorer bien malgré lui le blason du narcissisme du parent, qui, incapable de la moindre empathie, à aucun moment ne réalise l’artificiel de cette attitude.
Ce silence imposé verrouille chez l’enfant toute verbalisation des sentiments et des affects. La parole avec le pervers narcissique ne s’articule qu’autour de discussions où les émotions ne transparaissent jamais parce qu’elles sont dangereuses pour lui, risqueraient de l’affaiblir, de le rendre vulnérable et de lui faire perdre son pouvoir. Son discours, souvent empreint d’une culture à vertu protectrice, est toujours sérieux ». Sa parole, sa pensée, doit occuper tout l’espace, tant celui des autres que celui de leurs émotions. Ici, on ne s’épanche pas, on raisonne. Ici, on ne vit pas, on est mort.oui chez nous,il etait malséant de rire trop fort ,de pleurer ,d'avoir des émotions,de vivre en gros

Une île au milieu des gens

Le fardeau que supporte l’enfant du pervers narcissique a un impact sur ses relations avec le monde extérieur.
Sur le plan relationnel, l’enfant dans sa famille témoigne d’une raideur forte vis-à-vis du contact physique. Les rares étreintes avec le parent ne sont pas chaleureuses, comme si l’enfant se préservait de manière inconsciente, d’une dangereuse contamination. Au quotidien, ce contact physique se réduit au strict minimum, comme s’il fallait mettre le plus de distance entre la vie et la mort. Il faut dire que le parent narcissique n’est pas lui non plus enclin au contact physique.
Sur le plan social, il ne sera pas facile à l’enfant de nouer des contacts avec les autres. D’avoir vécu auprès d’un parent intolérant à toute différence, systématiquement dans le jugement et préoccupé par l’apparence lui aura rendu difficile toute spontanéité et toute intégration dans un groupe : du temps lui sera nécessaire.je n'ai strictment aucun souvenir d'un quelconque contact physique avec mes parents(et même rien que l'idée me semble incongrue)

L’enfant du pervers narcissique, qui a appris à survivre à la tragédie des faux-semblants, a toujours eu en lui la connaissance intuitive et très précoce qu’il échapperait au piège de son parent et qu’il trouverait, dehors, la terre qu’il devait conquérir pour vivre libre (sauf si les manipulations font apparaître le monde extérieur comme dangereux, auquel cas il sera pris dans un filet de contradictions inconscientes plutôt paralysant).
Plus âgé, il « sait » qu’il est un rescapé, qu’il est passé à côté de ce qui aurait pu l’enterrer vivant, le rendre taciturne ou pire. C’est pourquoi il a parfois la rage de vivre chevillée à l’âme, la rage d’exister, de dire, de se dire, et surtout de partager, de transmettre. Dans ce duel ultra sophistiqué, le pervers narcissique n’est pas parvenu à mettre la voix de son enfant en échec, ni sa richesse, ni sa chaleur.
L’immense solitude dans laquelle il l’aura fait vivre pendant des années aura fait naître un sentiment de force et d’indépendance, même s’il met du temps à se révéler. Il a grandi seul, est devenu fort et avide de liberté, lui qui a connu la prison. Il saura jouir de la vie d’une manière qui déplaira certainement à son parent, confronté à son propre vide et à son affligeante inconsistance. Tel est le destin d’un enfant parvenu à faire de sa souffrance l’œuvre d’art de sa vie.
Cependant, les enfants n’ont pas tous, face au drame d’avoir un parent pervers narcissique, ce potentiel de lutte et de survie. Pour la majorité d’entre eux, certains symptomes empreints de souffrance s’expriment très tôt : agressivité, terreurs nocturnes, troubles alimentaires, psychosomatisations, allergies… Toutes ces manifestations expriment une soif d’être aimé, regardé et entendu. Tyrannique, coléreux, agressif… Non, il n’est pas caractériel. Mais en révolte.
Dans la constellation familiale du pervers narcissique, on constate que l’enfant est très tôt désigné comme l’héritier du parent pervers. C’est celui qui, généralement, est le préféré de ce dernier, comme s’il avait reconnu d’emblée celui qui serait digne de lui « succéder ». Alors peu à peu, une toile d’araignée perverse se tisse.
j'etais la "préférée" de mon père......
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linette71



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MessageSujet: Re: L'enfant du pervers   Sam 7 Mar - 14:33

ai 57 ans maintenant....fille d'une pervers narcissique ayant commence son travail de sape des la petite enfance. piege dont je ne me suis jamais sortie...malgre ttes mes tentatives.
le paragraphe" seule au monde" correspond tt fait....mais personne ds l'entourage n'as pu faie quoique ce soit.
mere adolescente,un frere uterin,qui lui etait le prefere (sans guillemets) parce que fils et homme.un pere adoptif qui a accepte le divorce demande par ma mere. tout en maintenant des relations au cours des annees (fets carrillonnees...soutien finacier etc...)
et une belle soeur copieconforme de ma mere (meme moule mme combat)

la solitude oui je connais   mais moins pour ne pas dire pas du tout de potentiel de survie...pas d'epanouissemnt...pas de defenses....un oiseau sans ailes...pas de conjoint ou compagnon pas d'enfants..pas de milieu de professionnel ..clubs ou association..(plusiurs essais mais bof).
aucun symptomes jeune decrits a la fin du texte....juste une belle hyperthyroidie (basedow) tres recalcitrante,decelee en 2008.
bien sur que j'ai cru pdt longtemps que je me sortirai de ce piege,que je trouverai ailleurs....y suis allee mais non rien....tres vite lassee...
pas trouve ma place ds la vie ou la societe. qd au qui suis -je? ma reponse est rien...juste du vide et du neant,rien d'interressant...la rage de dire ou d'exister ? et se faire casser a chaque fois?
alors ai renonce tres vite ,me suis effacee...ou ai ete effacee (selon comme on se place).
se debatre ds un filet seule est epuisant (meme en rompant les liens  comme je l'ai fais c insuffisant)
alors ts les soirs qd je m'endors,j'spere ne pas reveiller le lendemain matin...(tout doucement sans faire de bruit sasns douleur physique) et le lendemain au reveil je me dis :bon ben c pas pr aujourd'hui....j'ai quoi au programme aujourd'hui...les courses alimentaires petites (je ne cuisine pas,ai tjrs prefere la cuisine des autres !lol)....faudrait pete que l'aspi arrete d'attendre que je m'en occupe....ca attendra demain ...ya pas de cafards ou d'insectes ...faire un petit tour sur fb les jeux c bon saturation aussi...films en streaming suis a saturation....la tv j'en ai pas et n'en veux pas ...bouquins saturation aussi..comme d'hab vais attendre que le journee passe...jusque a ce que j'aille au lit avec le meme espoir qu'hier"
pour info je ne suis pas sous anti depresseurs ,ni alcool ou autres substances licites ou illicites.
je ne crois plus en la vie. oui qq part je suis morte.les ailes ca repoussent pas.
ai fais bcp de rechreches sur le net et ce matin suis tombee sur ce forum. justement parce que j'ai besoin d'etre entendue ou comprise ou acceptee? sans qu'en face je sente la peur, l'impuissance ou des mots positifs rassurants...,des " solutions" inadpatees ou inaplicables.
voila le resultat d'une "vie" "grace" aux 2 pervers narcissiques dont j'ai ete la proie (mere et belle soeur).
en vous remerciant de votre lecture
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MessageSujet: Re: L'enfant du pervers   Sam 7 Mar - 17:02

Bonjour Linette71 !

Votre message me touche, vos mots sont profond et d une telle puissance. Vous êtes lucide quand à votre situation, cela prouve que vous avez fait beaucoup de recherches pour comprendre pourquoi vous ressentez un tel vide.
Je ne peux que vous demander de nous écrire pour au moins faire sortir tout ce mal qu on vous a fait subir...
Dans l attente de vous lire, sachez que vous n êtes pas seule et j espère qu un jour vous vous réveillerez un beau matin avec l envie de profiter d une belle journée de printemps.
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MessageSujet: Re: L'enfant du pervers   Sam 7 Mar - 19:43

un grand merci pour votre reponse....
le pire pour moi c'est que ,etant enfant j'ai accepte le "jeu" j'ai laisse faire...
le divorce de mes parents a eu lieu en 69,des que la loi autorisant le divorce a ete votee,il y avais eu une separation de qqs mois auparavant...mon pere avec mon frere (ds le nord) et moi avec ma mere a lyon.
retour du nord en catastrophe,mon frere (4 ans aproxy) garde par une personne agee pdt que mon pere etait en deplacement professionnels (ca suis pas sure si il bossait sur place ou si il devait continuer les deplacements).  il se laissait mourir tout simplement...refusais de manger...s'affaiblissait a vue d'oeil. qd il est rentre il a avis du mal a marcher a garder son equilibre.
a partir de ce moment la c moi qui ai eu la respnsabilte de m'occuper de lui,a 1 point plus que raisonnable pour une gamine de 12 ans ,15 ans.
j'etais d'une maturite precoce qq part pour mon age,donc inversion des roles. la petite fille si raisonnable si sage qui s'occupat si bein de son petit frere. et puis si intelligente elle saura se demerder...l'apprentissage de l'utilisation des allumettes par ex, s'ets fais avec violence contrainte et force. identique que celle mise ds l'interdit de "on joue pas avec les allumettes"

qqs annees plus tard ,elle devait partir au denier moment a cannes pour un congres de 3 jours,passs en vitesse a la maison accompagnee d'une collegue et amie ,regarde ds le frigo me dis "voila t'as 4 tranches de jambon 2 yaourts qqs fruits...ca devrait suffire"..la collegue etait outree et lui dit: " c tout!!??? qu'est ce que tu veux qu'ils soinet nourris avec ca pour 3 jours! laissse lui un peu d'argent"
ma mere tire la geule sors (je crois de memoire 50frs du porte monnaie) et la collegue le regrde et lui dit" dis donc elle achete quoi avec ca?" sous entendu rajoute des sous. elle sort un billet de 100frs le pose degoutee."fais attention depense pas tout (ai pas les moyens) et oublie pas de me redonner
la monnaie" phrase qui peut paraitre begnine...mais pas qd on sent l'intenttion sous jacente.

pour elle depuis ma naissance je suis une charge,une corvee,meme si j'etais en nourrice jusqu'a l'age de 4 ans jusqu'a son mariage avec mon pere.  je retournais la voir regulierement pdt les vacances.je le demandais
du jour ou elle a etee mariee,pour que je puisse retourner en vacances chez la nourrice,elle a exige qu'ils fassent installer des toilettes a leur frais,parce qu'elle les payait (a coups de lance de pierre) suffisament pour ca! sinon c'etait plainte portee aux services sociaux de l'epoque ou aux services d'hygiene. c''etait des gens simples.
et j'ai fais une grosse connerie vers 8 ans,j' ai dit a ma mere que je savais que "papa c'est pas papa"
(malgre la mise en garde de la nourrice). ds un moment d'elan de confiance ,y a avis rien de dramatique pour moi,au contraire.
resultat l'annee suivante on arrive chez la nourrice,plus personne,plus de nom sur la boite. cette anne la qd j'ai demande a y retourner et durant le trajet,je sentais que ma mere cachait qq chose..de pas tres net.
qqqs temps plus tard je m'engeulais avec ma mere et c'est elle qui m'as dit (chose zappee de sa memoire selective evidemment) que suite a mes propos elle avais tel a a nourrice et lui avais dit :l'annee prochaine qd je viendrais avec ma fille vous ne serez plus la . vs avez un an pour demenager.il n'est pas question que ma fille retourne chez vous"

vers 5 ou 6 ans ,jouais ds le jardin avec les cousins,je passe a cote de ma mere,elle m'appelle..."viens  apprendre a eplucher les haricots" elle l'a fais avec moi 2mns...puis s'est fais bronzer au soleil et moi j'ai continue. jusqu'a ce que les cousins viennent me chercher se demendant ou j'etais passee...j'ai demande la permission et l'accord de ma mere pour retourner jouer!!!
elle etait contente elle m'avais gache un moment de joie ,et en plus je lui demandais la permission !
des le depart elle a voulu me faire payer ma presence,un colis encombrant dont il fuat se debarrasser,et si on peut pas ben on s'en sert de souffre douleur..apres tout elle est la autant qu'elle me serve a qqs chose pour me mettre en valeur os mes interets.
elle a refuser de se faire avorter. moi j'aurais prefere !

ben voila qq anecdotes....j'auarais pu aussi rester aussi plus generale en disant,jalousie maladive ,parano, deni de realite,comedienne,factice hracelemnt moral maltraitance psy...chantage affectif et le reste des points caracterisant les pervers narcissiques
confondant education et etudes,culture et intelligence,utilisant des mots qui n'ont aucun sens pour elle,juste histoire de faire bein ds le decor

on va s'arreter la pour aujourdhui. j'en ai tant d'autres.... mais ca risque d'etre lassant pour vous....
en tout cas un grand merci pour ce sit
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L'enfant du pervers
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